Ce site est indépendant. Avec le livre Le doute d'Aurore, il a pour but d’ouvrir les consciences afin d’améliorer la sécurité ferroviaire belge. A l'heure où nous ouvrons ce site, nous rajoutons l'étoile d'Arlon à celles de Pécrot, Mons et Buizingen, suite à l'accident de ce 15 septembre dernier. Bien que les conséquences en soient moindres, cette étoile rajoutée parle d'elle-même.
Sécurité ferroviaire point be !
En Belgique, la sécurité ferroviaire repose sur un postulat d'infaillibilité humaine...
alors qu'il n’y a plus eu d’accident mortel en France lié à un dépassement de vitesse ou à un dépassement de signal rouge depuis l’installation du KVB, ceci depuis presque 20 années !
Certainement que bon nombre de personnes vous accuseront d’être fou, si elle vous regardent danser seul sans entendre la moindre mélodie. Assurément ces mêmes personnes penseront qu’il faut être un conducteur de train fou pour ne pas respecter un feu rouge ou une vitesse limitée. Les accidents mortels qui ont fait suite à ces erreurs ne laissent subsiter aucun doute à ce sujet. Bien évidemment, le jugement sur vous occupé à danser sera tout différent si vous faites entendre à tous la musique qui rythme votre chorégraphie. Il m’arrive parfois de penser que le conducteur de train est un danseur solitaire : il n’est pas compris dans son travail parce que personne n’entend la musique qui rythme son métier.
« Le doute d’Aurore » vous propose d’être un auditeur privilégié des quelques arpèges qui composent cette musique.
Lors d’un accident ferroviaire, ce sont les derniers gestes effectués par le conducteur qui déterminent l’ampleur de la catastrophe. Par une logique simpliste et d’une évidence toute relative, ce sera au conducteur de train que toutes les responsabilités seront imputées. Est-il vraiment possible qu’un ouvrier, à lui seul, puisse assumer une telle charge de responsabilités ? Si c’est le cas, il est urgent de l’écouter avec attention et de prendre en considération la moindre difficulté qu'il a à respecter les règles de sécurité. Qu'en est-il en réalité ?
« Le doute d’Aurore » n’a pas été écrit simplement pour le plaisir d’écrire un livre. Son objectif principal est d’élargir les points de vue sur les risques de récidive de catastrophes ferroviaires. Ne négliger aucun aspect de la problématique est le meilleur moyen d’intervenir de manière préventive. C’est un devoir humain et citoyen pour chacun d’agir de la sorte en fonction de ses possibilités et de ses connaissances.
Faire entendre toutes les voix concernées par un accident ferroviaire est un devoir de respect vis-à-vis des victimes et des familles des victimes. Personne n’a le droit d’imposer sa propre interprétation des faits. C’est à chacun de se faire sa propre idée. Pour cela, il est indispensable que tous les acteurs de ces événements dramatiques soient entendus. Des condoléances ont été adressées aux familles des victimes. Tous savent que nous compatissons à leur douleur et à leur tristesse. Maintenant, il faut montrer que toute cette souffrance n’est pas restée lettre morte. Des actions constructives et efficaces sont déjà mises en œuvre, mais il est possible de faire mieux. Des personnes se mobilisent.
Monsieur Daniel Saey, conducteur de train à Ronet, 32 ans de carrière : Merci à l'auteur et à l'éditrice de m'accorder cet espace de réflexion, ce livre est le maillon manquant pour faire connaître les vrais risques de notre métier non seulement au grand public, mais également en notre sein. L'ouvrage est un formidable travail de l'auteur. De plus, c'est l'un des nôtres, personne ne pourra mettre en doute son vécu du terrain, ni les nombreuses références reprises dans son ouvrage. Il faut que les mentalités changent, et vite. Je me bats depuis des années pour que nos "têtes pensantes" reconnaissent les spécificités de nos métiers, c'est notre avenir. La filière conducteur est la première à fonctionner chez nous (d'autres suivent), nous avons des résultats significatifs, mais l'attente est tellement grande qu'il faut éviter la précipitation. La plume de "Léo" ne fera qu'améliorer les choses et obligera nos administrateurs à agir en conséquences. Certains diront que c'est utopie ou naïveté de ma part, pourtant, s'il n'y avait pas eu d'autres naïfs, meneurs ou "grandes gueules", notamment au début de l'ère industrielle, où en seraient nos conditions de travail à l'heure actuelle ?
Madame Céline Lurquin, directrice des Editions du Peuple : Lorsque l'auteur m'a transmis son manuscrit, c'est sans m'en rendre compte que pendant plusieurs heures, je l'ai lu debout, d'une traite. J'en reste scandalisée. Les gens doivent savoir, comprendre et réagir ! C'est le droit de chacun. L'accident de ce mercredi 15 septembre 2010 à Arlon ne fait que confirmer ce que Léopold Scaillet explique. Pour analyser le sujet, cet auteur aborde des notions psychologiques, philosophiques, et métaphoriques. Ceci ne l'a pas empêché, à l'issue de son ouvrage, de démontrer de manière scientifique, l'urgence de changer la croyance que le conducteur de train a la capacité, à lui tout seul, d'éviter les catastrophes ferroviaires. L'ajout d'une technologie efficace et la considération de l'humain dans toute sa dimension sont les seuls moyens d'éviter d'autres accidents mortels comme ce fut le cas à Pécrot, Mons ou Buizingen.
Les navetteurs sont les utilisateurs d’un produit. C’est le droit le plus élémentaire du consommateur de connaître avec exactitude les dangers, s’ils existent, du produit qu’il utilise.
Le conducteur finalise le travail de toute une longue chaîne d’intervenants. Sans intérêt pour la tâche du travailleur en fin de chaîne il ne peut y avoir aucune cohésion. La cohésion est une condition de base pour un travail d’équipe, surtout quand la vie de personnes en dépend.
L’auteur se défend de tenir des propos diffamatoires ou injurieux. Il ne dévoile aucun secret d’entreprise et ne porte aucun jugement sur personne. Il ne relève ou n'entretient aucune rumeur. Il ne se sert d’aucune philosophie moraliste pour chercher à convaincre. Que fait-il alors ? Il fait un constat de ce qu’il vit au quotidien dans son travail de conducteur de train. Il objective ses conclusions par celles issues des sciences comportementales les plus reconnues, les plus incontestables. L’humour lui a permis de rendre ses textes plus attrayants et les métaphores permettent une compréhension agréable des jeux psychologiques abordés.
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